Le changement, c’est pas pour tout de suite…

Les gens veulent du changement mais ne veulent pas changer. Ils peuvent se satisfaire d’un présent difficilement supportable plutôt que d’agir pour un futur incertain mais sans doute préférable.

Pression sociale et habitudes.

Le changement est un mot dont raffole le politicien. Le mot changement dans la bouche d’hommes politique tous plus conservateurs les uns que les autres pourrait prêter à rire. Mais les hommes politiques, malgré leurs travers ont bon dos. La majorité a sa part de responsabilité dans la situation actuelle et elle n’en est pas consciente.

Mieux vaut des images plutôt qu’un long discours, la vidéo suivante illustre bien ce que peut être la pression sociale et la manière dont certaines « traditions » se renouvellent. Vous avez une version écrite en français de cette fable des 5 singes.

 

Tout fumeur ou ex fumeur sait à quel point les habitudes sont puissantes et l’immense effort qu’il faut fournir pour s’en débarrasser. La dépendance à la cigarette est, en plus d’être psychologique, physiologique ce qui rend les choses encore plus perverses dans ce cas.

Il ne faut pas sous-estimer les habitudes, fussent-elles uniquement psychologiques, et il est bon de rappeler leur pouvoir. Le cerveau aime les habitudes, c’est moins consommateur d’énergie, cela économise notre volonté. Il est donc difficile de s’en libérer, qu’elles soient mauvaises ou bonnes ! Dans le second cas, il ne faut pas hésiter à utiliser cela à notre avantage (sport, méditation, bonnes habitudes alimentaires ou de travail…).

Rien ne dure éternellement, même la connerie.

Comment faire pour que la société puisse accepter un changement ? Il n’y a pas de solution miracle. L’honnêteté, l’information et l’éducation sont les remèdes, autrement dit on est loin de ce que proposent nos « représentants » actuellement. Les politiques sont les plus conservateurs d’entre nous, le lobbying intense des structures existantes n’aide pas. Par définition les structures déjà bien implantées dans le système sont devenues phobiques du changement. Regarder les politiques et les lobbys se battre contre des moulins à vent est devenu notre quotidien. Voici quelques moyens qu’ils apprécient, liste non exhaustive…

  • Chercher à limiter le potentiel de certaines technologies pour des raisons bidon.
  • Diaboliser certaines technologies ou alternatives avec l’aide de médias subventionnés.
  • Surtaxer les innovations.
  • Trafiquer les chiffres.

scier la branche

Avoir tort ? Si seulement cela pouvait suffire à arrêter les frais. Non, avoir tort n’est pas suffisant aujourd’hui pour changer de trajectoire.

Tout le monde connait l’adage « L’erreur est humaine » mais moins connaissent la suite : « Persévérer (dans son erreur) est diabolique ». A remettre dans le contexte bien sûr. Mais persévérer dans l’erreur est surtout au final toujours contre-productif et ne fonctionne jamais. Les milliards d’années d’évolution et les millions d’espèces qui ont été nécessaires pour arriver au contenu de notre crane ne méritent vraiment pas ça.

L’impermanence n’est pas un choix qui s’offre à nous comme nous n’avons pas le choix de ne pas vieillir ou de ne pas mourir, c’est ainsi. Il convient de l’accepter et de concentrer nos efforts sur le chemin à parcourir, sans perdre de vue nos valeurs humaines et en faisant fonctionner notre cerveau de manière collaborative, intelligente et agréable.

« Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne, mais dans la façon de la gravir », Confucius.

proverbe chinois changement